BULLETIN N°8 - Mars 2002

7 rue Lamartine
06000 NICE
Pour que ici et maintenant la cruauté envers les animaux ne soit plus tolérée
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Sur Internet.
www.stop-abus-animal.com
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Surmonter son deuil
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Par Julie Axelrod, Psy.D.,
Association sur la perte d’animal et le deuil
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  QUAND QUELQU’UN DE PROCHE DECEDE, nous recevons de la sympathie, du réconfort et des signes de sincères condoléances. Nous avons le droit de pleurer. Nous avons le droit d’exprimer nos émotions.
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  Mais lorsqu’il s’agit de la mort d’un animal, les choses sont bien différentes. Souvent, les autres ne se rendent pas compte de la profondeur de notre deuil. Certains vont même montrer une flagrante insensibilité en faisant des commentaires du genre "Pourquoi ne prends-tu pas simplement un autre animal ?" Porter le deuil d’un compagnon animal est déjà suffisamment pénible du fait de la perte elle-même. Mais le deuil peut être plus forte à cause de la solitude vécue lors de ce type de deuil.
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Pourquoi les sensations sont-elles aussi pénibles ?
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  Perte d’un amour inconditionnel. Les animaux ont des réponses émotionnelles qui ne sont pas réfrénées, qui sont insensibles à la façon dont leurs expressions seront perçues par les autres. Beaucoup de nos relations humaines ne sont pas si simples; elles peuvent être passées au crible avec l’anxiété du rejet et d’autres peurs qui dictent notre façon de nous comporter et ce que nous partageons. Nos compagnons animaux ne jugent pas notre manque d’assurance ou nos imperfections. Ils sont tolérants comme peu d’humains peuvent l’être.
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  Prendre soin. Aimer un animal est un peu comme être un parent. Nous sommes responsables de ces êtres vivants, et faisons souvent beaucoup pour assurer leur confort physique et émotionnel.
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  Beaucoup de nos activités étaient centrées sur les besoins de nos animaux. Nous sollicitions des promeneurs et gardiens pour qu’ils aient de la compagnie ou pour leur faire faire de l’exercice.
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  Nous allions dans des jardins canins pour enrichir leurs vies d’activités sociales. Tous ces efforts étaient faits pour prendre soin d’eux le mieux possible.
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  Les animaux comme témoins de notre vie. Nos amis animaux ne nous apportent pas seulement par leurs réponses émotionnelles non réfrénées, mais ils nous permettent d’exprimer des parties de nous que nous ne laisserions peut-être pas voir aux humains. Ils observent nos faiblesses et nos victoires et ils partagent de nombreuses années de notre vie avec nous. Pendant les périodes perturbées que nous vivons inévitablement, ils peuvent nous apporter sécurité, stabilité et réconfort.
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  Beaucoup d’adieux. Nous devons dire adieu à chaque rôle que l’animal occupait – ami, enfant, et d’autres rôles importants – ainsi qu’à l’alimentation, aux chemins de promenade, et toutes les choses qui faisaient partie de notre quotidien. Nous devons dire adieu non seulement aux activités physiques, mais aussi aux réflexes que nous avions lorsque nous voulions lui demander du réconfort et de l’amour. Tous ces adieux font que notre deuil est une route qui nécessite du temps et de la patience.
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  Perte de notre principal compagnon. Pour certains d’entre nous, notre animal était notre seul lien social au monde. Nous n’avions peut-être pas d’autres contacts proches, cela pouvant être dû à un état dépressif, des angoisses ou une maladie physique débilitante. Nous dépendions d’eux comme unique moyen de réconfort et d’amour.
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Qu’est-ce qui peut rendre mon deuil plus embrouillé ?
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  Culpabilité. C’est le principal blocage à la réalisation d’un deuil satisfaisant.
Est-ce que j’en ai assez fait ? Ou “Si seulement je …”. Que la mort soit survenue après une courte ou une longue lutte, beaucoup d’entre-nous se demandent si on a manqué à faire certaines choses, donner des médicaments, effectuer une opération. Si nous ne sommes pas sûrs que toutes les solutions n’ont pas été mises en pratique, alors la culpabilité restante gêne la mise en place du deuil.
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  Euthanasie. Beaucoup d’entre-nous sont amenés à se prononcer sur l’extrêmement douloureuse décision d’abréger la vie d’un animal bien-aimé. Nous passons notre vie à s’assurer de leur santé, et lorsque l’euthanasie pourrait arrêter leur souffrance, cela est en contradiction avec tout instinct que nous avons. Le deuil est encore plus compliqué si nous avons des doutes: Etait-ce vraiment le bon moment? Allait-il vraiment de moins en moins bien? Ces questions peuvent ne jamais trouver de réponse. De plus, nous restons avec l’image de l’animal mourant, qui peut être irrésistible.
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  Circonstances de la perte. Si nous avons l’impression que la mort aurait pu être évitée, la durée et l’intensité du sentiment de culpabilité peuvent être augmentées. "J’aurais dû mieux fermer la porte pour ne pas qu’il courre dans la rue," ou "Si j’avais remarqué les symptômes plus tôt, il serait encore en vie aujourd’hui" Ce genre de pensées ne fait que nous punir davantage.
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  Durée du deuil. Le processus du deuil déraille lorsqu’une date limite est imposée: "Je devrais aller mieux à ce moment là," ou "Pourquoi est-elle encore si triste?" Si l’on n’a pas assez de temps accordé pour être en deuil, temps qui peut varier d’une personne à l’autre, crée une charge émotionnelle pour "aller mieux rapidement." Cela provoque un résultat opposé à celui recherché, qui est de surmonter nos sentiments de manque.
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  Réveil d’une ancienne perte. La mort d’un compagnon animal peut nous rappeler une perte plus ancienne, d’un animal ou d’un humain. Cela complique la situation si la perte précédente n’a pas été traitée et reste non résolue. Il est alors important de faire le deuil de l’animal qui vient de nous quitter, mais aussi de profiter de l’occasion pour être en paix avec les deux pertes.
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  Faire de la résistance au deuil. Cette complication survient souvent à cause de nos efforts de vouloir faire face. Certains d’entre nous veulent supprimer leurs sentiments pour ne pas apparaître faibles. Nous pouvons craindre que les larmes ne s’arrêtent jamais si nous commençons à les laisser couler. Si nous tentons de nous défendre contre nos émotions naturelles, cela va compliquer l’accomplissement du deuil.
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  Beaucoup de ces complications ont des fonctions importantes. Rester en conflit avec la mort d’un animal nous relie souvent à notre compagnon décédé, nous rapprochant ainsi de l’époque où il était vivant. Laisser s’éloigner le deuil peut être indûment interprétée comme une trahison, comme si essayer d’aller mieux voulait dire essayer d’oublier. Mais ceci n’est pas le but d’un deuil. Nous aimerons toujours l’animal que nous avons perdu. Un deuil bien réalisé signifie réussir à passer le cap – pas oublier.
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Que puis-je faire ?
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  Etre patient. Ceci est la premier élément pour traiter notre deuil. Nos pertes sont réelles, pénibles, et évoquent une diversité de sentiments et de souvenirs. Chaque fois que vous vous trouvez à souhaiter aller mieux, voulant que la période difficile soit passée, sachez que votre cheminement émotionnel n’est pas terminé. Vous êtes en deuil. En vous brusquant vous-même, vous ne faites qu’aller plus mal.
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  Trouver un allié. Trouvez au moins une personne de confiance à qui vos pouvez parler de votre perte. Si vous n’avez personne de confiance, appelez votre vétérinaire et demandez-lui le nom d’une personne qui a récemment perdu un animal, ou essayez de rejoindre un groupe spécialisé dans la perte des animaux (Visiter les sites Internet suivants : The Association for Pet Loss and Bereavement, at www.aplb.org; ou petloss.com, qui a des salons de discussion et des services en ligne de mémorial.)
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  Effectuez une vue d’ensemble de la vie de votre compagnon. Vous pouvez faire cela en écrivant ou en partageant avec un allié. Quand avez-vous adopté l’animal ? Quels sont vos souvenirs particuliers? Quels caractères personnels vous reviennent à l’esprit ? Qu’est-ce qui vous manquera le plus ? Cette vue d’ensemble vous aidera à sceller les choses que vous voulez vous assurer de ne pas oublier.
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  Rituels. Les humains ont prescrit les façons de faire le deuil. Il y a les funérailles, les cérémonies et les anniversaires de la mort du bien-aimé qui sont reconnus. Ces rites sont destinés à nous aider à faire le deuil et à se remémorer les êtres que nous aimons. Créez vos propres rituels pour votre compagnon. Faites une cérémonie dans un parc. Faites un office à la maison ou dans un lieu particulier à vous deux.
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  Les affaires. Souvent nous nous retrouvons avec la gamelle, le lit, les couvertures et nous sommes bloqués en nous demandant ce que nous devons en faire. La première étape peut être de déplacer ces objets dans un endroit différent. Mettez son lit en dehors de votre chambre à coucher. Cela aide à la transition, vous déplacez les objets avant de les retirer plus tard. Quand vous êtes prêt, mettez la plaque d’identité de votre animal sur votre trousseau de clés. Sceller ses affaires dans une malle. Donner son lit à une organisation animale.
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  Mémorial. Planter un arbre ou une plante dans votre jardin. Ils peuvent servir d’hommage vivant pour les années à venir.
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  C’est une période triste. Il y aura des cas où nous n’aurons pas de réponse à nos questions douloureuses ou des activités pour réprimer nos envies. Alors demandez-vous : Que ferait votre compagnon s’il vous trouvait triste et dans la douleur ? Il vous donnerait de l’amour, du réconfort, il resterait avec vous aussi longtemps qu’il faudrait. C’est important de se le rappeler – maintenant, plus que jamais.
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Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs :
REVEILLONS-NOUS ! NOUS AVONS TROP DORMIS !
" Ne croyez jamais que quelques individus bien intentionnés ne peuvent pas changer le monde

En fait, on ne l'a jamais changé autrement. "

 
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