BULLETIN N°6 - Décembre 2001

7 rue Lamartine
06000 NICE
Pour que ici et maintenant la cruauté envers les animaux ne soit plus tolérée
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Sur Internet.
www.stop-abus-animal.com
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La Maltraitance de l’Animal et l’Abus de l’Homme : Associés dans le Crime
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  Les actes violents envers les animaux ont été depuis longtemps reconnus comme indicateur d’une psychopathie dangereuse qui ne se limite pas aux animaux.. « Quiconque s’ayant habitué à regarder la vie de n’importe quelle créature vivante comme si celle-ci n’avait aucune valeur, risque dangereusement de se faire aussi à l’idée que les vies humaines sont sans valeurs » a écrit le docteur Albert Schweitzer, humanitaire « Les tueurs commencent très souvent par torturer et tuer des animaux quand ils sont tout gosses », selon Robert K. Ressler, qui a développé les profils de tueurs en série pour le FBI ( Federal Bureau of Investigation ). Les études ont convaincu les sociologues, les législateurs et les tribunaux que, les actes de cruauté envers les animaux méritent toute notre attention. Ces actes peuvent être la première indication d’une pathologie violente incluant des victimes humaines.

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Un long chemin de violence
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  La maltraitance de l’animal, n’est pas une faille mineure dans la personnalité de l’abuseur, mais le symptôme d’un dérangement mental profond. La recherche en psychologie et criminologie démontre que les gens qui commettent des actes de cruauté envers les animaux ne s’arrêtent pas à ces actes ; beaucoup parmi eux continuent vers leurs semblables.
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  Le FBI a trouvé qu’un passé de cruauté envers les animaux est un des traits qui revient régulièrement dans les fichiers informatiques des violeurs en série et tueurs en série, et le manuel standard de diagnostic et traitement des maladies psychiatriques et émotionnelles cite la cruauté envers les animaux comme un critère diagnostique des maladies comportementales.(1)
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  Des études démontrent que les criminels violents et agressifs ont le plus souvent commis plus d’actes de maltraitance sur des animaux durant leur enfance que les criminels considérés comme non agressifs.(2) Un sondage sur des patients en psychiatrie ayant torturé plusieurs fois des chiens et des chats, montre que ceux-ci ont tous aussi un niveau important d’agressions vers les humains, y compris un patient qui avait tué un garçon.(3) Pour les chercheurs, la fascination pour la cruauté aux animaux est une sonnette d’alarme dans la vie des violeurs en série et des tueurs en série.(4)
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  Robert. Ressler qui a crée l’unité des sciences du comportement au sein du FBI dit « ce sont des gosses à qui l’on n’a jamais appris que c’est mal de crever l’œil d’un chiot.(5)
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Des tueurs notoires
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  L’histoire est remplie d’exemples notoires : Patrick Sherrill, qui assassina 14 de ses collègues dans un bureau de poste, puis se tua, avait la réputation de voler les animaux de compagnie de son quartier pour permettre à son propre chien de les attaquer et de les mutiler.(6)
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  Earl Kenneth Shriner, qui a violé, poignardé et mutilé un garçon de 7 ans, était bien connu dans son quartier pour mettre des pétards dans les anus des chiens et pour pendre des chats.(7) Brenda Spencer qui ouvrit le feu dans une école de San Diego , tuant 2 enfants et blessant 9 autres, avait violenté répétitivement des chiens et des chats en mettant souvent le feu à leur queue.(8) Albert DeSalvo l’« étrangleur de Boston » qui tua 13 femmes, enfermait, dans son enfance des chiens et des chats dans des cageots pour ensuite y tirer des flèches.(9) Caroll Edward Cole, exécuté pour 5 des 35 meurtres dont il fut accusé, annonça que son premier acte de violence lorsqu’il était enfant, fut d’étrangler un chiot.(10) En 1987, trois étudiants d’un lycée du Missouri furent accusés d’avoir battu à mort un camarade de classe, ils étaient célèbres pour avoir commencé par mutiler répétitivement des animaux plusieurs années plus tôt. Un parmi eux avoua qu’il avait tué tellement de chats qu’il en avait perdu le compte.(11)
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  Deux frères qui assassinèrent leurs parents, dirent à leurs camarades de classe, qu’ils avaient décapité un chat.(12) Le tueur en série Jeffrey Dahmer, empala des têtes de chiens, de chats et de grenouilles sur des bâtons.(13)
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  Plus récemment, des tueurs lycéens tels que Kip Kinkel 15 ans de Springfield, Ore., et Luke Woodham 16 ans de Pearl , Miss., torturèrent des animaux avant de passer à des folies meurtrières.(14) Des étudiants du lycée Colombine , Eric Harris et Dylan Klebold qui tirèrent et tuèrent 12 camarades de classes avant de retourner leurs armes contre eux, se vantèrent à leurs amis d’avoir mutilé des animaux.(15)
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  « Il y a un thème commun aux fusillades de ces dernières années » dit le docteur Harold S. Koplewicz, directeur du Centre d’Etudes de l’Enfant à l’Université de New York. « Vous avez un enfant qui manifeste des symptômes d’agressions pour ses semblables, un intérêt pour les armes à feu, une cruauté envers les animaux, une isolation sociale, et bien d’autres signes d’avertissement auxquelles l’école n’a pas prêté attention ».(16)
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  Malheureusement, la violence dans l’enfance de ces criminels n’a pas été examinée –jusqu’au jour où elle a pris pour cible des humains. Margaret Mead, anthropologiste célèbre, déclare : « Une des choses les plus dangereuses qui puisse arriver à un enfant est de tuer ou torturer un animal et de ne pas être puni.(17)
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La cruauté envers les animaux et la violence en famille
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  Puisque la maltraitance dans la famille est érigée envers les plus vulnérables, la maltraintance d’animaux et l’abus d’enfants vont souvent de paire. Les parents qui négligent les besoin d’un animal pour des soins appropriés ou qui abusent un animal peuvent aussi bien abuser ou délaisser leur propres enfants. Certains adultes abusifs savent que l’on ne doit pas abuser un enfant en public, n’ont aucuns scrupules pour le faire ouvertement avec un animal.
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  Dans 88 % des 57 familles de New Jersey suivant un traitement pour avoir abusé d’enfants, les animaux du foyer y ont été maltraités.(18) Sur les 23 familles anglaises ayant eu un problème d’animaux délaissés, 83% ont été reconnues par les experts qu’elles risquaient d’abuser ou de délaisser leurs enfants.(19)
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  Une étude de femmes battues démontre que 57% de celles ayant eu des animaux familiers ont révélé que leurs partenaires maltraitèrent ou tuèrent des animaux. Une sur quatre dit qu’elle ne restait avec son bourreau uniquement parce qu’elle appréhendait de lui laisser l’animal.(20)
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  Tandis que la maltraitance animale est un indicateur important de l’abus de l’enfant, les parents ne sont pas toujours ceux qui abusent de l’animal. Les enfants qui abusent d’ animaux peuvent être en train de répéter une leçon apprise chez eux ; comme leurs propres parents, ils réagissent aux colères ou frustrations avec violence. Leur violence est dirigée sur le seul être de la famille plus vulnérable qu’eux-mêmes : l’animal. Un expert dit « les enfants dans les foyers violents sont caractérisés par une participation fréquente dans l’ordre de pouvoir », par lesquels ils peuvent estropier ou tuer un animal, en fait, la violence domestique est l’arrière plan le plus fréquent pour la cruauté de l’enfant envers les animaux.(21)
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Pour arrêter le cycle d’abus
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  Il y a « un consensus de croyance parmi certains psychologues pour qui la cruauté envers les animaux est l’un des meilleurs exemples de la continuité du dérangement psychologique de l’enfance au stade d’adulte, bref, un argument pour la valeur pronostique de la cruauté des enfants envers les animaux a été bien documentée » selon le Collège de Médecine Vétérinaire de l’Université de Cornell.(22)
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  Les écoles, parents, communautés et tribunaux qui détournent leurs yeux des maltraintances des animaux, l’estimant un crime mineur, ignorent une véritable bombe à retardement. La société doit plutôt pénaliser lourdement ceux qui maltraitent d’animaux, observer les familles pour d’autres indices de violence et imposer des traitements intensifs pour les auteurs . La société doit reconnaître que l’abus de N’IMPORTE quel être vivant est inadmissible et nous met tous en danger.
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  En 1993 la Californie est devenu le premier état à voter une loi exigeant des enquêteurs d’animaux pour signaler les abus sur les enfants. Les mesures volontaires pour signalements de maltraintance existent aussi en Ohio, Connecticut et Washington. Une législation similaire est récemment entrée en vigueur en Floride « la maltraitance d’animaux familiers est un avertissement de l’abus envers les membres humains de la famille » dit le sponsor de la loi, Representative Steve Effman. « Nous ne pouvons plus nous permettre de ne pas faire attention au lien . »(23)
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  De plus, des enfants doivent être formés pour soigner et respecter les animaux pour eux-mêmes. Après une étude extensive des liens entre la maltraitance des animaux et l’abus sur humains, deux experts ont conclu « l’évolution d’une relation plus tendre et morale dans la société peut donc être favorisée par la promotion d’une éthique positive et protégant entre les enfants et les animaux ». (24)
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Ce que vous pouvez faire :
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  Encouragez votre école et système judiciaire à prendre au sérieux la cruauté envers les animaux. Des lois doivent transmettre le message fort que la violence envers toute créature sensible – humain ou autre que humain – est inacceptable.
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  Soyez réceptif aux signes d’abus ou de négligences sur des enfants ou des animaux. Prenez-les enfants au sérieux s’ils vous signalent la négligence ou la maltraitance d’un animal. Certains enfants n’exprimeront pas leur propre souffrance mais parleront de celle d’un animal.
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  Ne fermez pas les yeux même sur des actes mineurs de cruauté envers des animaux par des enfants, parlez-en aux enfants et à leurs parents, et si cela est nécessaire, voir ensuite une assistante sociale.
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References
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  1. Daniel Goleman, "Child’s Love of Cruelty May Hint at the Future Killer," The New York Times, 7 Aug. 1991.
2. "Animal Abuse Forecast of Violence," New Orleans Times-Picayune, 1 Jan. 1987.
3. Alan R. Felthous, "Aggression Against Cats, Dogs, and People," Child Psychiatry and Human
Development, 10 (1980), 169-177.

4. Goleman.
5. Robert Ressler, quoted in "Animal Cruelty May Be a Warning," Washington Times, 23 June 1998.
6. International Association of Chiefs of Police, The Training Key, No. 392, 1989.
7. The Animals’ Voice, Fall 1990.
8. The Humane Society News, Summer 1986.
9. International Association of Chiefs of Police.
10. Ibid.
11. Ibid.
12. Lorraine Adams, "Too Close for Comfort," The Washington Post, 4 Apr. 1995.
13. Goleman.
14. Deborah Sharp, "Animal Abuse Will Often Cross Species Lines," USA Today, 28 Apr. 2000.
15.
Mitchell Zuckoff, "Loners Drew Little Notice," Boston Globe, 22 Apr. 1999.
16. Ethan Bronner, "Experts Urge Swift Action to Fight Depression and Aggression," The New York Times, p. A21.
17. Margaret Mead, Ph.D, "Cultural Factors in the Cause and Prevention of Pathological Homicide," Bulletin in the Menninger Clinic, No. 28 (1964),
pp. 11-22.

18. Elizabeth DeViney, Jeffrey Dickert, and Randall Lockwood, "The Care of Pets Within Child-Abusing Families," International Journal for the Study of
Animal Problems, 4 (1983) 321-329.

19. "Child Abuse and Cruelty to Animals," Washington Humane Society.
20.
Sharp.
21. Cornell University College of Veterinary Medicine, Animal Health Newsletter, Nov. 1994.
22. Ibid.
23. Sharp.
24. Stephen R. Kellert, Ph.D., and Alan R. Felthous, M.D., "Childhood Cruelty Toward Animals Among Criminals and Noncriminals," Archives of General Psychiatry, Nov. 1983.

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ATROCITE EN ESPAGNE
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  Pendant la nuit du vendredi 2 au 3 novembre, autour de 3 h du matin, une ou plusieurs « personnes » sont entrées par effraction ( par le point faible de sécurité indiquant ainsi une connaissance des lieux ) dans le refuge de Tarragona ( Espagne ) où plus de 200 animaux sont hébergés. Ces personnes ont choisi 15 chiens, de petite à moyenne taille, parmi les plus sociables et gentils et les ont sorti du refuge. Les chiens ont été attachés à un arbre, recouverts par des couvertures et ensuite brutalement mutilés, leurs pattes avant sectionnées, soit par une scie électrique, soit par une machette.
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  Après des heures d’agonie se vidant de leur sang, lorsque les bénévoles sont arrivés le samedi matin, , 9 de ces 15 chiens étaient encore en vie et ont encore eu le courage de remuer leur queue peut-être croyant qu’on allait les soigner. Leurs vies n’ont pu être sauvées, ils ont été euthanasiés. Un de ces chiens était une femelle qui réussit à se traîner loin pour pouvoir allaiter ses chiots de 20 jours.

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  En Espagne, même si l’on retrouve les coupables, cette atrocité n’est pas punie par la loi, seul l’infraction est sanctionnable.
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  Toutes les associations espagnoles de protection animale se sont insurgées pour réclamer des pénalités plus sévères contre la cruauté aux animaux. Quelques jours après, l'affaire est reprise dans les principaux médias, y compris en dehors d'Espagne.
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  Cet événement suscite un émoi considérable et le problème dépasse largement le cadre du fait divers sordide. Les défenseurs des animaux espagnols expriment leur colère de voir leur pays à la traîne en matière de répression des actes de barbarie. Ils exigent que les mauvais traitements envers les animaux soient inscrits comme des délits dans le code pénal. Pour cela, des manifestations ont eu lieu le 17 et 24 novembre dans différentes villes (Madrid, Barcelone, Bilbao), avec des succès de participation sans précédents pour des rassemblements pro-animaux en Espagne.
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  Un rassemblement aura lieu le dimanche 2 décembre à Tarragone, à 13h, sur les lieux concernés, pour rendre hommage aux victimes. Les médias seront conviés à l'événement et toutes les organisations, de tout pays, sont invitées à s'associer à l'hommage.
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  Pour plus de renseignements contacter :Luis Luque, Directeur
Fundación Altarriba, Amigos de los Animales

http://www.altarriba.org
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  A Nice, l’association Les Amis de Guénady entend cet appel et organise un rassemblement qui aura lieu au sein de la kermesse déjà prévue par Alliance pour le Respect et la Protection des Animaux (ARPA) de 10H00 à 17H00 à l’espace St Roch (31, rue du Docteur Fighiéra, angle dure du Patronnage St Roch), avec hommages lus à 13H00 au même moment que l’hommage fait à Tarragone. Une pétition sera circulée pour soutenir le peuple espagnol dans leur demande pour des lois de protection animale
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Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs :
REVEILLONS-NOUS ! NOUS AVONS TROP DORMIS !
" Ne croyez jamais que quelques individus bien intentionnés ne peuvent pas changer le monde

En fait, on ne l'a jamais changé autrement. "