BULLETIN N°19 - février 2003

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Pour que ici et maintenant la cruauté envers les animaux ne soit plus tolérée
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Sur Internet.
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Traduit de l'anglais par Marie Isaia
 
 

Eloge de Hans Ruesch

17 Mai 1913 - 27 Août 2007

Prononcé par son gendre,
James Mellon ,
à Lugano, Suisse

17 Septembre 2007

 
 

Lorsque je pense à tous les gens ennuyeux dont j'aurais pu épouser la fille, je remercie Dieu Tout Puissant que mon beau-père ait été Hans Ruesch ! J'ai obtenu plus de stimulation en discutant avec lui pendant une demi-heure qu'en discutant avec certaines personnes pendant toute leur vie.

Il fut un homme brillant et compliqué et un des rares penseurs vraiment original que j'aie connu, il a été un individu déterminé - un homme aux multiples facettes : un pilote de course automobile d'un toupet suicidaire, l'auteur de six romans délicieux, et bien sûr le réformateur pionnier du domaine scientifique et médical, dont le monde se souvient et ne pourra
l'oublier. Et ce que je respecte particulièrement est qu'il a atteint l'excellence dans tous les domaines où il s'est exercé. Il n'a jamais fait quoique ce soit mal ou à moitié.

Parmi les douze jeunes pilotes qui sont entrés dans le circuit de course automobile dans le groupe de Hans, neuf ont été tués, et je continue de croire que son roman "The Racer" aurait dû en réalité être intitulé "The Last Charioteer", car c'est ce qu'il a été. Sa victoire au grand prix de Donington de 1936 fut si mémorable que l'année dernière pour le 70ème anniversaire de cet évènement, les organisateurs de Donington l'ont invité à aller en Angeterre pour recevoir un prix commémoratif. Il a répliqué qu'une blessure récente allait l'empêcher d'être présent lui-même et il a rajouté que malheureusement l'accident n'avait pas eu lieu dans sa voiture de course mais qu'il était tombé sur les marches d'un tribunal lors d'une des innombrables plaintes déposées contre lui. Son humour ne l'a jamais quitté.

De ses six romans dont trois ont été des best sellers, deux ont été transcrits pour des films et sa meilleure oeuvre de fiction "South of the Heart", a été égtalement prévue pour des films mais un énorme casting aurait été nécessaire pour les scènes de bataille dans le désert et donc pour des raisons budgétaires le projet a dû être abandonné. Je continue même à soupçonner que tous les romans de Hans ont été écrits délibérément pour l'écran car ils sont si parfaitement adaptés à ce propos.

Ce n'est que plus tard, à l'âge habituel de la retraite, qu'il a entamé la croisade qui a rendu son nom célèbre dans tant de pays - son attaque féroce et implacable contre la pratique de l'expérimentation animale. C'est pour cela plus que pour ses romans ou ses victoires aux courses que l'on se souviendra de Hans Ruesch.

Il fut une époque lorsque des médecins appliquaient tranquillement des sangsues au corps de gens qui souffraient de fièvre, Georges Washington fut tué par ces médecins exactement de cette façon. Il fut aussi une époque lorsque des hommes qui croyaient que le monde était rond ont été brûlés sur des bûchers. C'est une triste vérité que peu de gens ont le courage
d'attaquer la sagesse conventionnelle - affronter les préjudices les plus sacrés, les plus férocement soutenus et les plus dangereux. Hans Ruesch a eu la bravoure d'attaquer l'utilité des expériences sur les animaux, et sa clairvoyance est en ce moment en train de se confirmer. Les législateurs Européens ont fixé l'année 2009 comme dernier délai pour la fin des expériences sur les animaux dans le domane du développement des produits de beauté. Des douzaines de sociétés américaines sont en train d'expérimenter sur des échantillons de tissu humain à la place des animaux de laboratoire. Et le plus important de tout, une étude faite par la National Academy of Sciences, sponsorisée par le département (lire ministère) américain
de conservation de l'environnement est maintenant favorable à l'élimination de l'expérience sur les animaux pour tester à la place sur des cellules humaines. La vérité continue à émerger comme cela arrive toujours, quelque soit le nombre de menteurs, d'opportunistes avides et d'imbéciles qui essaient de la cacher.

Hans Ruusch a réussi à démontrer que la vivisection - terme qu'il a élargi pour inclure toutes les expériences sur les animaux - a eu pour résultat tant d'informations fausses et trompeures que littéralement des millions de gens ont perdu la vie à cause de cela, sans mentionner les innombrables animaux qui ont souffert des morts trop grotesques à décritre et trop nombreux à compter. Mis sur la balance, l'expérimentation animale a été un crime contre les humains et les animaux pareils. Elle a été un crime contre la vie.

Que la folie cruelle de cette fraude médicale soit enfin démasquée, pour permettre de recognaître son vrai visage laid est ce que mon beau-père a dévoué trente années de sa vie pour réussir. Et heureusement le combat difficile qu'il a mené si résolument avec des ressources pitoyablement inadéquates et contre des opposants bien ancrés et redoutables, n'a pas été menée en vain.

Ceci dit, il serait stupide de ne voir qu'un aspect des choses et de parler seulement des qualités admirables de Hans, il en a eu beaucoup mais comme nous tous il a eu ses défauts.

Il est vraiment admirable qu'il ait été pris de rage en voyant la souffrance inutile des humains et des animaux et qu'il n'ait pas docilement souffert l'opposition des charlatans ou des imbéciles. Mais consummé comme il a été par cette colère, il a souvent choisi d'attaquer lorsque le vrai défi aurait été de persuader- de convaincre ses pairs dans les professions médicales et scientifiques qu'il avait raison. Il y a eu des moments lorsqu'il n'a pas compris qu'une personne ne peut pas en persuader une autre en lançant une offensive. Et bienque les 70 procédures en justice qu'il a férocement contestées, ont certainement attiré sur lui l'attention du public qu'il a tant voulu et tant aimé, ils ont également permises à ses opposants de le faire passer pour un fanatique exessivement agressif, et, tout pris en compte, je crois qu'elles ont plus porté atteinte à son combat qu'elle ne l'ont fait avancer.

Il a eu un autre problème également. Tristement mon beau-père avait plus besoin de disciples que d'une famille. Néanmoins il avait déjà eu une famille lorsuq'il a lancé sa croisade contre la vivisection, et la totale exclusivité avec laquelle il a forcé son attaque contre les expériences animales l'a poussé considérablement à mettre de côté tous ceux qui n'étaient pas un disciple aveugle et un participant actif à son combat. En conséquence, le mariage de Hans a échoué et ses enfants, qui lui ont toujours souhaité le meilleur dans ses entreprises, mais qui ont eu des familles, des obligations dans leurs affaires et leurs propres préoccupations se sont senti lui devenir étranger. Pour chacun de nous a seulement une certaine part de vie à donner, et celui qui décide de donner la totalité de sa vie à son travail doit s'attendre à ce que les relations avec sa famille en souffre.

J'ai rendu visite à Hans durant deux semaines lors du dernier mois complèt de sa vie. Lorsqu'il n'était pas sous l'influence de la morphine ou souffrant terriblement, il était complètement lucide et nous avons eu certaines conversations mémorables. Je n'étais pas surpris lorsqu'il m'a enfin avoué qu'il aimait les animaux un peu plus que les gens. Ce qui m'a vraiment surpris c'est qu'il croyait en Dieu. La tendance générale des ses propos au fil des années m'a persuadé qu'il était athée. Lorsque je lui ai demandé directement s'il croyait en Dieu, il m'a étonné en répondant sans hésitation "Oui". A ce moment j'ai dit à Hans qu'un Dieu clément doit certainement l'aimer pour avoir élevé la voix pour ceux qui n'ont pas de voix et pour avoir défendu les plus vulnérables des créatures de Dieu, les animaux.

Mes chers parents et amis, les pharaons d'Egypte n'ont pas tous vécu pour voir leurs pyramides achevées mais ce qui me rend triste dans la vie de Hans Ruesch est qu'il n'a pas vécu assez pour être le témoin de la confirmation de la justesse finale et totale de ses croyances; Mais nous pouvons tirer une grande consolation du fait qu'il soit mort avec la ferme conviction que son message a été délivré à un monde qui avait désespérément besoin de l'entendre, et aucun pouvoir sur terre ne pouvait empêcher son acceptation éventuelle, universellement.

Je vais achever en disant que cela défie mon imagination de trouver les mots qui pourraient suffisament exprimer ma fierté d'avoir été le beau-fils de cet homme remarquable.

 
 
   
   
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs :
REVEILLONS-NOUS ! NOUS AVONS TROP DORMIS!

" Ne croyez jamais que quelques individus bien intentionnés ne peuvent pas changer le monde.
En fait, on ne l'a jamais changé autrement. "