BULLETIN N°19 - février 2003

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Pour que ici et maintenant la cruauté envers les animaux ne soit plus tolérée
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Traduit de l'anglais par Marie Isaia
 
 
Hans Ruesch
17 Mai 1913 – 27 Août 2007
   
   
 

La Cérémonie du Souvenir pour Hans Ruesch s’était tenue le lundi 17 septembre 2007 au cimetière de Massagno, près de Lugano, dans la Suisse natale, où Hans a vécu pour les dernières décennies de sa vie.

La Cérémonie organisée par ses trois enfants, commença à 16 heures, aux grilles du cimetière, où ceux qui l’escortaient, suivaient le corbillard contenant le cercueil de Hans en bois clair et orné d’un grand bouquet, principalement composé de tournesols striés d’or et de fuchsia. Cela parait approprié pour Hans, étant donné que les tournesols sont davantage un symbole de vie et de fécondité, plutôt que de mort. Et Hans était un maître dans toutes les activités qu’il a entrepris dans sa longue vie, aussi bien qu’un auteur étonnamment prolifique, dont le dernier livre, fidèle à son vœu de ne faire rien d’autre que combattre la vivisection jusqu’à ce qu’elle soit abolie, a été publié, contre la vivisection, l’année dernière en Italie.

Arrivés à la chapelle dans le cimetière, le cercueil était transporté par les fils de Hans et quelques amis, sur la bière funéraire finement décorée et surplombée d’un baldaquin en face des bancs où la congrégation s'est assise. La première personne à parler était Hans Ruesch Junior suivi par la fille de Hans, Vivian Ruesch Mellon. Ils parlèrent tous les deux dans la langue maternelle de Hans, l’italien, aussi je ne sais pas ce qu’ils dirent, sauf que je pus comprendre qu’ils se référèrent tous les deux au travail anti-vivisection de Hans. Vivien Ruesch Mellon présenta son mari, un Américain qui parla à l’assemblée en anglais, et de manière très éloquente au sujet de son beau-père. Monsieur Mellon nous a promis une copie de son allocution, et quand nous l’aurons, nous le mettrons en ligne, et même nous l’aurons traduit en français pour ceux qui ne lisent pas l’anglais.

Après Monsieur Mellon, Madame le Docteur Fabrizia Pratesi, qui soutint le travail scientifique anti-vivisection de Hans pendant de nombreuses années, parla, de nouveau en italien, et ensuite la cérémonie s’acheva sur un enregistrement de Bach: « Jésus, que ma joie demeure ».

A la fin de la cérémonie, la congrégation se tint quelques minutes sur les marches de la chapelle échangeant des anecdotes de Hans Ruesch. L’aboutissement de Hans fut la confirmation des observations que Monsieur Mellon avait fait dans lesquelles il avait dit plus tôt, que le premier amour de Hans était les animaux, et qu’il croyait en Dieu et par conséquent, en une vie future. Et nous qui ne faisons pas partie de la famille, découvrîmes, que les enfants de Hans ne furent jamais, comme Hans l’avait si souvent imaginé, contre son travail anti-vivisection. Au contraire, ils sont chacun très sincèrement fier du travail de leur père.

En fait, je m’attendais à ce que les enfants de Hans soient des gens bourgeois, snobs et froids. Au contraire, ils étaient chaleureux et simples, aussi bien beaux que plein de dignité, et ils parlèrent avec une grande admiration de leur père, en dépit de l’épreuve d’être l’enfant d’un homme aussi difficile, se comportant souvent en intellectuel froid, et exclusif.
La fille de Hans m’a dit que les restes de son père seraient incinérés, et qu’ensuite ils les porteraient à Genève, où ils seront enfouis dans la tombe du père de Hans, puisque Hans a toujours aimé son père si profondément, en dépit du fait de l’avoir perdu à l’âge de seize ans.

Ce qu’il sera fait avec les papiers de Hans sera décidé, d’après Hans Ruesch Junior, par les membres de la fondation de Hans (je compris qu’ils étaient au nombre de cinq) et on m’a dit que nous ne devions pas nous inquiéter, tout le monde comprend leur valeur et leur importance, et il n’y a aucun doute qu’ils seront soigneusement préservés.

Le Grand Guerrier de l’Humanité dans la Bataille contre la Vivisection et la Fausse Médecine est mort et enterré, mais ceux qu’il toucha demeurent enflammés avec la science qu’il mit dans ses livres et rapports, et continueront le combat, inspirés par son exemple. Indubitablement, d’où qu’il regarde le monde maintenant, il nous aidera et nous encouragera… Jusqu’à ce que la guerre soit gagnée.

 
 
   
   
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs :
REVEILLONS-NOUS ! NOUS AVONS TROP DORMIS!

" Ne croyez jamais que quelques individus bien intentionnés ne peuvent pas changer le monde.
En fait, on ne l'a jamais changé autrement. "