BULLETIN N°47 - juillet 2005

7 rue Lamartine
06000 NICE
Pour que ici et maintenant la cruauté envers les animaux ne soit plus tolérée
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Sur Internet.
www.stop-abus-animal.com
 
 

Replaçons l'intervention à propos
des phoques dans son contexte :
celui des subventions gouvernementaux

   
  Lee Hall, Friends of Animals (FOA)
w.w dissident.voice.org
5 avril 2005
   
  L'ensemble de la presse mondiale a relayé l'information selon laquelle le Canada autorisera l'abattage de 320.000 phoques cette année.
   
  En ce début d'année de la chasse, un groupe d'observateurs appartenant à Sea Shepherd(“Société Protectrice des Fonds Marins”) et à l'IFAW (“Fond International pour la préservation de la Vie Animale) a rejoint le territoire où opèrent les chasseurs de phoques dans le golfe du Saint Laurent.
   
  Les représentants de la protection de la vie animale ont déclaré que leur présence avait été agréée par le ministère dont le sevice Pêche et Océans autorise l'envoi d'observateurs qui assistent à la chasse depuis un périmètre en retrait de 10 mètres (11 yards environ).
   
  L'Associated Press a relaté que les chasseurs tiraient des coups de feu en guise d'avertissement et lançaient des injures pour faire reculer les obsevateurs, et qu'un autoneige “a foncé sur les manifestants ne virant qu'au tout dernier moment.” Un affrontement sous forme de bousculades s'est ensuivi et les représentants de la protection animale ont déclaré que les chasseurs avaient agressé un observateur avec un bâton hérissé de pointes.
   
  A la suite de ces évènements, et après l'arrestation par les officiers du ministère de la Pêche et des Océans de 11 manifestants, au motif allégué de violation du règlement qui interdit de s'approcher trop près de la chasse sans autorisation, les avocats ont envoyé de nombreuses pétitions incitant les gens à appeler la police locale et le ministère de la Pêche et des Océans afin de les interpeller sur la question de l'arrestation des travailleurs.
   
   
  Campagne pour la protection des phoques : quelques rappels
 
  Le mois dernier les gens de la Protection animale ont pressé les acheteurs étrangers de cesser l'achat de la production de pêche canadienne jusqu'à ce que le Canada change qa politique gouvernementale relative à la chasse aux phoques.
 
  Un certain “Guide de poche pour le boycott de la nourriture canadienne” recommande à ses adhérents de suspendre l'achat de 19 espèces d'animaux marins répertoriés originaires du Canada incluant l'espadon, la morue, les homards, les crabes des neige. Ce boycott présuppose bien sûr que ces animaux font partie du menu journalier des militants... même si la principale excuse avancée par les chasseurs est que les phoques ont dépeuplé l' Atlantique de poissons tels que la morue.
 
  Certains partisans du boycott, avant d'arriver en tant qu'observateurs protectionnistes sur la scène de la chasse ont exposé des photos peu flatteuses et des commentaires critiques à propos des travailleurs qui donnent la mort bien que ceux-ci soient payés pour le faire par le gouvernement canadien.
 
  Et c'est là que le militantisme achoppe carrément sur la porte du gouvernement qui vend des peaux à la Norvège, au Groenland et à l'Allemagne ainsi qu'à d'autres pays, qui vend la viande et la peau des phoques et les abats à l'Europe et à l'Asie et qui, depuis 1995 a dépensé des dizaines de millions de dollars canadiens à subventionner l'industrie du phoque et à développer de nouveaux marchés pour des produits dérivés.
 
 
  Questions de droit : principes de base
   
  Les canadiens doivent s'opposer sans équivoque à la chasse pour obtenir des résultats significatifs de leur gouvernement. Jusqu'à ce jour les groupes de protection internationaux se sont plaint de ce que la chasse rabaisse les standards de l'humanité et ils ont entrepris des actions juridiques en vue d'obtenir des permis pour assister à la chasse, permis délivrés par le même ministère qui les attribue aussi aux chasseurs. Ainsi la protestation est simplement devenue une composante de la chasse annuelle aux phoques.
   
  Q. Est-ce qu'abandonner des phoques mutilés sur la glace enfreint les dispositions du Code criminel canadien contre la cruauté qui s'applique à quiconque “cause volontairement une douleur inutile, des souffrances ou des blessures à un animal “ ou à quiconque “par négligence intentionnelle est à l'origine de blessures ou de lésions causées aux animaux pendant leur transport ou leur déplacement .” ?
   
  R. Il est peu probable que les travailleurs puissent être pénalement responsables pour cruauté intentionnelle alors qu'ils se pressent pour tuer des dizaines de milliers de phoques en un mois de temps environ – c'est exactement ce que le gouvernement les autorise à faire.
   
  Q. Est-ce que les chasseurs ne violent pas la règlementation sur les mammifères marins récemment mise au point de façon à ce que les chasseurs s'assurent par le toucher de l'oeil de ce que les animaux sont morts avant de les dépouiller de leur peau ?
   
  R. Oui mais encore une fois ce n'est pas surprenant. Cette chasse est un travail à la chaîne. En 1998 la IFAW s'est exprimé à propos des modifications proposées à la règlementation. Ce que proposait l'IFAW était centré sur la pérennité de la chasse, arguant que le nombre d'animaux tués est l'une des questions les plus graves en égard à l'abattage commercial de phoques, demandant que les chasseurs de phoques passent des tests d'adresse tous les deux ans et elle a appelé de ses voeux la mise en oeuvre d'un budget pour un contrôle effectif de la règlementation. Sur la question d'une mesure claire et nette relative au réflexe oculaire à effectuer sur les animaux avant de les saigner ou de les écorcher, l'IFAW écrivait :
   
 

Nous soutenons cette proposition. Il doit être clair qu'une fois le phoque frappé, les chasseurs doivent rapidement s'assurer de la mort effective de l'animal en effectuant le test du réflexe oculaire avant d'écorcher, de saigner ou d'éventrer le phoque. Avant cette saison de chasse, l'IFAW a filmé plus de 600 violations à la législation protectrice. Trop c'est trop.

   
  La communauté mondiale devrait s'opposer à la chasse aux phoques canadienne pour des raisons qui tiennent à la morale. Les groupes de protection animale exigent année après année des règles qui n'ont pas de sens dans la réalité du contexte de l'existence de quotas, ils rendent les chasseurs responsables de l'échec d'une rencontre et se disent choqués que ceux-ci les fassent déguerpir.
   
   
  Respect de la vie marine et des habitants du Newfoundland – Arrêtons la chasse
   
  Une vue globale du militantisme ne rend pas compte de la situation économique de gens qui luttent comme de beaux diables. Le militantisme est efficace quand les travailleurs – qu'ils soient chasseurs de phoques ou employés dans une usine de traitement de poisson ou de poulet, quelle que soit la ville à travers le continent, sont partie prenante au changement et c'est ensemble qu'on affronte ceux qui tirent profit d'agissements répréhensibles. Ainsi plutôt que d'insister pour que les autorités canadiennes arrêtent les chasseurs de phoques, le militantisme doit prendre pour cible le gouvernement et les intérêts corporatifs qu'il sert.
   
  Le gouvernement trouve des excuses alors qu'il est en mesure de mettre fin à cela. Avant que les européens colonisent la côte nord-américaine, il y avait, selon le parti des Verts canadien quelques 24 millions de phoques (“harp seals”) qui vivaient parallèlement à une abondance de poissons telle qu'elle en arrivait à gêner le passage de bâteaux. Aujourd'hui, après des dizaines d'années de massacre, la population de phoques atteint à peine 5 millions et les autorités canadiennes semblent être sur le point d'annoncer un plan de 5 ans qui pourrait inclure l'abattagre de plus d'un millions d'individus. ('Le massacre de phoques le plus important de la moitié du siècle atteint son apogée sanglante” l'Observer 27 mars 2005)
   
  Les défenseurs des phoques au Danemark, en Allemagne, en France, au Groenland, en Chine, en Corée du Sud et particulièrement en Norvège qui est un carrefour majeur d'approvisionnement en peaux de phoques doivent insister pour que les gouvernements arrêtent de manière définitive le commerce de peaux de phoques.
   
  Et nous demandons aux gens à travers le monde et particulièrement aux canadiens, d'insister pour que les élus du peuple coupent vraiment immédiatement les subventions versés pour la chasse. Utilise les crédits pour construire une Fondation dotée de vrais moyens financiers pour les habitants du Newfoundland. Le Canada a interdit la chasse à la baleine et l'économie s'est adaptée à cette mesure. Il est plus qu'urgent d'arrêter la chasse aux phoques. Respecter la vie marine et les habitants du Newfoundland.
   
   
   
   
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs :
REVEILLONS-NOUS ! NOUS AVONS TROP DORMIS!

" Ne croyez jamais que quelques individus bien intentionnés ne peuvent pas changer le monde.
En fait, on ne l'a jamais changé autrement. "