BULLETIN N°40 - novembre 2004

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Pour que ici et maintenant la cruauté envers les animaux ne soit plus tolérée
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Sur Internet.
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L'Ennemi Parmi Nous
   
 
(Article extrait de THE NEW ABOLITIONIST,
la lettre d'informations de l'Association Anti-Vivisection Britanique,
Eté 1997, n° 11)
   
 
Deuxième et Dernière Partie
 
 
ABBREVIATIONS :
AV = Anti-Vivisection
IFAW = International Fund for Animal Welfare
RSPCA = Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals
DLRM = Doctors and Lawyers for Responsible Medicine
   
   
  Nous avons déjà fourni de la documentation sur le rôle que ces deux grandes associations pour le bien être (protection) des animaux [IFAW et RSPCA] ont joué en aidant le racket de la vivisection à se perpétuer. Bien qu'aucune d'entre elles n'ait jamais parlé de cette arnaque pseudo-scientifique, malgré les nombreux millions de Livres qu'elles détiennent et qui devraient et pourraient être utilisés pour faire passer le message de l'abolition de la vivisection dans tous les foyers de ce pays [Angleterre], elles ont toutes deux investi énormément d'argent dans le passé dans des établissements qui financent les tests sur les animaux et/ou qui expérimentent sur des animaux vivants.
   
  Le magazine Time Out du 23 mai 1985 revélait que le RSPCA avait un excès d'argent de 8 millions de Livres investi dans de telles sociétés qui incluaient ICI, Beechams Drugs (devenu Smithkline Beechams), BP, Fisons, Glaxo, Uniliver et Boots.
   
  Pendant ce temps, l'IFAW, sous la direction de son fondateur Brian Davies, qui gagne environ 115.000 Livres par an pour son travail d'envergure mondiale avec IFAW, a été déclaré par l'émission de Here and Now du 13 avril 1994 comme ayant transféré des milliers de Livres dans un fidéicommis nommé la « Brian Davies Foundation », avec 30.000 Livres, venues de gens aimant les animaux, investies chez les fournisseurs d'animaux pour laboratoires Bausch & Lomb; 63.000 Livres investies dans US Surgicals (US Chirurgie) qui a tué un nombre impressionnant d'animaux pour tester leurs produits médicaux de base ; 200.000 Livres investies chez Glaxo, Merck, Abbot et Upjohn, tous utilisateurs lourds d'animaux de laboratoires; 63.000 Livres investies chez le fabricant de cigarettes Philip Morris, qui a une longue histoire de tests sur les animaux; et 40.000 Livres investies chez McDonalds
   
  De la même façon que la RSPCA, l'IFAW n'a jamais fait allusion aux millions de morts, de mourants ou d'handicapés résultant de l'ingestion de drogues (médicaments) contrôlées par des tests sur les animaux. En février 1989 dans un appel pour l'argent à donner pour aider à arrêter les tests pour les cosmétiques (expériences qui sont en elles truquées, qui que ce soit qui les entreprenne) l'IFAW a déclaré « Il n'y a pas besoin d'utiliser des animaux. Suffisamment d'animaux ont subi des expériences douloureuses pour l'industrie cosmétique pour savoir lesquels des produits et des ingrédients sont sans danger », suggérant que ces tests de sécurité 'bidons' étaient valables au début ! Et cela est signé par la « Brian Davies Foundation » qui, en même temps, investissait chez de nombreux tortionnaires d'animaux !
   
  Bien que l'IFAW et la RSPCA disent qu'ils n'investissent plus leur argent dans de telles compagnies, et à côté du racket des 'alternatives' bidons (dont la RSPCA est un grand supporter), ils font valoir l'idée des 3R : Réduction, Remplacement et Raffinement des tests sur animaux; une entreprise aussi fausse et bidon que la recherche des 'alternatives'. Ce qui est donc bien entendu soutenu par de nombreux vivisecteurs eux-même comme ne remettant pas en cause les principes de la vivisection, qui peut ainsi continuer.
   
  En fait la RSPCA a toujours été un porte-parole constant de l'industrie de la vivisection, avec en son sein le seul protecteur des animaux faisant parti du Comité des Processus concernant les Animaux, comité gouvernemental, Anthony Suckling, lui-même vivisecteur jusqu'en 1991 !
   
  « Pour arrêter l'utilisation des animaux, il faut ou bien arrêter le développement et la fabrication de la plupart des médicaments, vaccins pour humains et animaux, ou bien substituer par des techniques sans animaux immédiatement. Malheureusement cette dernière solution n'est pas encore possible... » dit Maggy Jennings, RSPCA, dans une lettre réponse à une question.
   
  Le symposium de la RSPCA de 1997 marquait le 10ème anniversaire de l'Acte Animal (Scientific Procedures) de 1986 dont on notera qu'il n'a pas eu de contradicteurs parmi des associations antivivisection du Royaume Uni, que ce soit NAVS, BUAV, ou Aide aux Animaux (Animal Aid). L'attitude de cette organisation à l'égard de la vivisection peut se résumer par le titre [du Symposium] « Quelle est la validité de la recherche sur les animaux? Coûts et bénéfices ». Ceux qui parlaient dans ce Symposium, autres que le Docteur Peter Mansfield de DLRM et un couple de naïfs protecteurs des animaux (qui n'ont pas été jusqu'à mettre en question le principe de la vivisection et de sa légitimité scientifique) incluaient plusieurs personnes dont la seule présence aurait dû sonner l'alarme, tels que le Dr David Christopher du Huntingdon Research Center, le Professeur David Morton, et l'ancien vivisecteur devenu anti-vivisecteur, le Dr Richard Ryder. A la fin et malgré des objections d'un petit nombre d'e personnes présentes, le débat devint l'arnaque qu'il était clairement prévu de devenir.
   
  Il y a également dans le Comité des Procédures Concernant les Animaux (Animal Procédures Committee) Mr Les Ward de « Avocates for Animals ». Bien que se déclarant contre la vivisection, Mr Ward n'hésite jamais à rendre hommage aux bénéfices venus des pratiques antérieures et nous avons à l'occasion inclus ses allusions en faveur de la vivisection dans nos revues. En fait, il a une fois dit « De plus en plus nous nous percevons comme proches de ce que le RSPCA tente de faire (ce qui dans le cadre de la vivisection est zéro). Mais c'est dans la création du Boyd Group que Ward a réellement capté notre attention. Composé d'hommes qui rendent aveugles les animaux, tels que Colin Blakemore, Ward et le Révérend Kenneth Boyd, ce groupe (selon les dires de l'Observer du 2 Juin 1996) en finira « avec le soutien respectable pour les tests cosmétiques et en échange les anti-vivisectionistes ont accepté que quelques expérimentations sur les animaux continuent à court terme ». Est-ce pour cela que ce Ward pense échanger le principe fondamental du mouvement authentiquement anti-vivisection, en retour pour la fin des testes concernant les cosmétiques ?
   
  Si par hasard Ward est sincèrement concerné par l'abolition de la vivisection, alors si on le juge par ceux qu'il fréquente, on ne peut voir dans sa façon d'agir qu'une naïveté sans espoir. Mais nous ne croyons pas qu'il veuille vraiment l'abolition de la vivisection.
   
  « Cette société cherche l'abolition totale des expérimentations sur les animaux. Cependant nous ne sommes pas d'accord avec ceux qui demandent l'abolition immédiate parce qu'une telle demande vient de personnes qui ne vivent pas dans le monde réel (tel qu'il est) ». Mr. Les Ward, Advocates for Animals, en réponse à une lettre d'un correspondant.
   
  « J'ai déclaré que j'admets qu'il y a eu des avancées par l'utilisation des animaux dans le passé, et j'ai continué en soulignant qu'après 110 ans de recherches sur les animaux, c'était ce que l'on pouvait espérer » Mr. Les Wards, en réponse au Western Morning News du 27 Juillet 1993.
   
  Incidemment, au sujet des tests pour cosmétiques, combien de temps allons nous tolérer que les membres de grandes associations anti-vivisection de ce pays continuent à gaspiller de grosses sommes d'argent sur les sujets annexes? Non seulement les tests pour cosmétiques ne sont qu'une minuscule part du nombre d'animaux utilisés mais le fait est que les tests pour cosmétiques sont des tests médicaux, dans la mesure où ils sont employés soi-disant pour protéger les consommateurs contre des produits dangereux. C'est une tactique délibérée pour détourner l'attention du problème central : la totale inutilité de la vivisection dans la recherche médicale.
   
  Animal Aid n'a pas besoin de beaucoup de commentaires mis à part que l'on doit se rappeler qu'il a été créé en tant qu'association anti-vivisection en 1979 suite à « Massacre des Innocents » (Slaughter of the Innocent). Au fil des années et avec l'aide de Gill Langley, cette association semble avoir aussi pris le parti le plus facile en se détournant du problème de la vivisection pour devenir une organisation sur les droits en général des animaux, avec un intérêt moindre pour la vivisection, et allant même vers des thèmes plus 'soft' comme le test pour cosmétiques. Et sa Recherche Humaine.
   
  « Donor Card », quoi que cette fois-ci sous un angle différent, soutient encore de plus l'idée qu'il faudrait trouver une alternative avant que la vivisection ne soit abolie. Quand donc les gens vont-ils s'éveiller pour voir que même si nous portons tous de telles cartes, la vivisection ne cessera jamais pour la simple raison que d'abord l'industrie ne veut pas l'arrêter, et après que ces cartes renforcent l'idée que la recherche sur les animaux est bénéfique aux humains ne remettant pas en cause les vendeurs de drogue, les éleveurs d'animaux, etc.
   
  La situation aux USA est peu différente, car le bien-être des animaux et l'anti-vivisectionnisme en particulier semblent n'être autre chose qu'une entreprise d'argent faite pour conserver les ligues (puissantes et riches) pour les animaux à un niveau auquel elles sont devenues bien habituées.
   
  Un courrier écrit par la « Mobilization for Animals » en 1985 a fait un rapport sur la situation financière des associations protégeant les animaux et les associations anti-vivisection. Récemment sur Internet un rapport de même nature a été trouvé en provenance d'une organisation, la Biomedical Research Foundation. Visiblement fait à l'intention d'arrêter le soutien financier pour le bien-être des animaux aux USA et des organisations anti-vivisection en mettant en exergue les vastes sommes d'argent qu'elles attirent et les gros salaires pour les responsables, ce rapport est aussi de grande valeur pour les anti-vivisectionistes qui peuvent et doivent voir dans cela ce qui est fait avec cet argent pour arrêter la vivisection.
   
  Visiblement de vastes sommes d'argent sont données à des groupes aux USA avec l'intention que tout soit fait pour arrêter la souffrance des animaux, mais en tout cas (du moins dans la perspective de la vivisection), il y a peu de choses pour montrer comment ces énormes sommes d'argent sont dépensées. Une copie de ce dernier rapport est disponible pour qui le désirerait.
   
  Bette Overell de la Société Anti-Vivisection de la Nouvelle Zélande, a fait un travail remarquable dans le numéro de « Mobilize !» de Novembre 1992, afin de mettre en évidence la situation en Australie et en Nouvelle Zélande, où, sans surprise, les mêmes noms se trouvent parmi ceux à la tête de la campagne en Grande Bretagne pour saboter tout effort pour abolir la vivisection, en commençant par la RSPCA, qui a envoyé de la part des 53 sociétés membres de la RSPCA un rapport soumis au Parlement en opposition à la pétition des NZ anti-vivisectionnistes afin d'abolir la vivisection en 1989...
   
  ...[M]ais à présent regardons de plus près Peter Singer. Singer est sans nul doute révéré dans les mouvements des droits des animaux comme une sorte de gourou ; et cependant les personnes soucieuses des droits des animaux devraient être concernées par le fait qu'il a été instrumental avec ses alliés Judith Hampson et Richard Ryder en amenant en Nouvelle Zélande et en Australie la même législation truquée que l'Acte de 1986, fait pour tromper les gens en leur faisant croire que la recherche sur animaux est essentielle, que les expérimentations sur les animaux ne sont faites que quand elles sont absolument nécessaires et que les animaux ne souffrent pas dans les laboratoires de vivisection.
   
  « Peter Singer dans un débat avec Peter Carroll, un pro-vivisectionniste de l'association « Les Malades Incurables pour la Recherche sur les Animaux », à l'émission de radio « A Current Affair » a été d'accord avec lui que certaines expérimentations son nécessaires ! Pas une seule fois il n'a donné d'argument scientifique dans ce sens, et la station (de radio) a eu de nombreux appels de beaucoup de gens qui se sont plaints le lendemain non pas tant de Carroll mais de Peter Singer et de sa faible position contre la vivisection » : « Strike Out », la lettre circulaire de People Against Vivisection (Eté/automne 1992)
   
  « Les droits des animaux ne sont pas absolus. Je peux concevoir une expérimentation pour le SIDA qui ne pourrait être faite qu'en utilisant des singes. Je ne voudrais pas... mais je pourrais accepter une telle expérimentation... si les perspectives de succès sont raisonnables », Peter Singer, The Guardian, 1er Mai 1995
   
  En vérité, en de nombreuses occasions, Singer a affirmé la valeur supposée des expérimentations sur les animaux. Pourquoi? Pourquoi un supposé champion de la cause animale continue-t-il à endosser l'idée qu'un nombre croissant de médecins, scientifiques et ex-vivisecteurs dénoncent comme inutile, et pire dangereuse?
   
  Selon un rapport paru dans le numéro de Hans Ruesch CIVIS du printemps/été 1992, les tournées en Italie de Singer ont été sponsorisées par la Fondation Rockefeller qui depuis le début du siècle a été la plus large source de revenus privés au bénéfice de fondations pour la science médicale et pour l'éducation aux USA, en Angleterre et d'autres pays occidentaux.
   
  En tant que champion pour les animaux, Singer parle seulement contra la vivisection sur les bases morales, et ceci aux dépens de l'évidence du côté scientique frauduleux de l'affaire. Dans un article sur une lettre circulaire pour une association d'abolition italienne, LAV, Hans Ruesch a décrit Singer comme un hypocrite, avec pour résultat que Singer a attaqué au tribunal Ruesch et LAV, où il [Singer] fut représenté par un des meilleurs et plus chers avocats d'Italie [N.B.: spécialiste du droit commércial, et donc normalement retenu par des multinationaux et de ce fait hors circuit pour les particuliers].
   
  Un avocat dont la clientèle inclut l'« Industrialist Association », ce qui veut dire les fabricants de voitures et de l'industrie pharmaceutique. Qui a payé ces honoraires ?
   
  Des anti-vivisectionnistes informés qui ont été capables de lire entre les lignes seront à même de décrypter les messages de Singer qu'il donne dans son « Animal Liberation » : que la vivisection marche, qu'elle a été essentielle par le passé, quand bien même son point-de-vue n'a pas été seulement répandu dans ce seul livre.
   
  « Sur une vaste quantité d'expérimentations, seules quelque- unes ont contribué à la recherche médicale, » Peter Singer, Animal Liberation
   
  Il est clair que l'industrie de la vivisection a eu un immense succès en introduisant dans le monde de l'anti-vivisectionnisme certains personnes et associations dans l'espoir que ces groupes ne représenteront plus la moindre menace contre la continuation de l'expérimentation sur les animaux. Mais sur la basé des informations apportées ici, est-ce dans des mains telles que celles du BUAV, NAVS, RSPCA, Singer, Langley, Hampson, Ryder, Ward, Balls et les autres que nous devons confier l'avenir du mouvement anti-vivisectioniste?
   
   
   
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs :
REVEILLONS-NOUS ! NOUS AVONS TROP DORMI !
" Ne croyez jamais que quelques individus bien intentionnés ne peuvent pas changer le monde
.
En fait, on ne l'a jamais changé autrement. "