BULLETIN N°23 - juin 2003

7 rue Lamartine
06000 NICE
Pour que ici et maintenant la cruauté envers les animaux ne soit plus tolérée
Tél et Fax. 04.93.85.59.50
Sur Internet.
www.stop-abus-animal.com
 
 
Expériences Vécues
 
  A Les Amis de Guénady, nous avons reçu, lors de nos activités de ces deux dernières années, les témoignages d'expériences qui doivent être partagées. Aussi, dans le cadre de la construction constante de notre site internet (www.stop-abus-animal.com), nous vous présentons ci-après quelques histoires à lire et à faire connaître... Lorsque vous en aurez pris connaissance, peut-être une de ces informations vous permettra un jour de sauver une vie...
 
 
  La balle coincée dans la gorge du chien
 
  En vain, on a essayé de prévenir Mme A des risques de jouer à la balle de tennis avec son berger croisé. Impossible, pensait-elle, une balle de tennis est quand-même grosse, comment le chien pourrait-il être en danger? ... Un jour, la balle partant très haut, est retombée avec force. Le chien, sautant pour l'attraper, a trop bien visé sa cible; la balle s'est enfoncée dans sa gorge et ses efforts pour la cracher restaient vains. Affolée, Mme A a essayé de glisser un doigt derrière la balle pour l'accrocher et la sortir de la gueule de son animal. Mais cet effort ne faisait qu'enfoncer la balle plus loin dans la gorge. A son horreur, Mme A voyait que le chien essayait de se débarrasser de la balle en l'avalant. Là, elle a compris que la mort par etouffement était proche. En désespoir, elle a saisi la gorge du chien par l'extérieur avec une main, juste en dessous de l'endroit où était coincée la balle, et avec l'autre main elle essayait de maintenir sa gueule ouverte. En pompant sur l'extérieur de la gorge, pour eviter que la balle ne descende, elle a (à sa joie!) réussi à créer une force (peut-être avec de l'air des poumons) pour pousser la balle vers la gueule, ce qui l'a fait sortir avec une bonde. Le chien, pas de tout inquiêt, a bondi aussi pour attraper sa balle à nouveau. Mais, comme vous pouvez imaginer, depuis le chien ne joue plus avec une balle de tennis!
 
  Nous avons aussi eu le témoignage d'un chien, un doberman; qui ne mangait plus depuis quelques jours. Le vétérinaire a tout de suite vu une balle de ping-pong enfoncée et coincée dans la gorge, et a réussi à l'extraire.
 
  Attention aux jouets de votre animal !
 
 
  Le corps étranger dans le cerveau
 
  Monsieur B a amené sa chienne à la campagne pour un week-end de détente avec la famille. Pendant ce séjour, l'animale a eu un problème de machoire irritée. Monsieur B l'a amené chez le vétérinaire du village, qui l'a examinée rapidement et lui a donné une ordonance pour des anti-inflammatoires. De retour en ville, le problème persistait, et même l'oeil du côté affecté est devenu irrité. Monsieur B a amené son chien à son vétérinaire habituel, qui lui a donné encore des anti-inflammatoires. Le problème empirait. Encore une visite au vétérinaire, encore l'assurance que le problème allait être résolu. Mais il s'aggravait toujours. Enfin, Monsieur B a insisté pour que sa chienne passe au scanner. Et après, les vétérinaires lui ont annoncé un fait très rare, inexplicable : un corps étranger est rentré dans le cerveau de sa chienne. Il y avait rien à faire pour la sauver, il a fallu l'euthanasier. Monsieur B s'est indigné. Pourquoi a-t-on laissé sa chienne agoniser tout ce temps, s'il n'y avait rien à faire pour son problème? Pourquoi a-t-il fallu que lui-même insiste pour qu'elle passe au scanner? Ayant trouvé notre association pour formuler cette plainte, nous avons pu découvrir avec lui que cette histoire de corps étranger dans le cerveau était un canular. En fait (nous a expliqué un de nos conseils du corps médical) le crâne étant hermetiquement fermé, aucun corps étranger ne pouvait entrer. Ses vétérinaires auraient vraisemblement profité de l'ignorance de Monsieur B pour lui faire avaler cette histoire, afin de détourner son regard de leur faute. En réalité très certainement sa chienne a subi une blessure au niveau des gencives-- peut-être un épi de blé?-- et cette blessure, n'étant pas soignée, s'est infectée. L'infection n'étant pas traitée comme il aurait fallu (antibiotiques), celle-ci a migré, d'abord à l'oeil, après au cerveau où, très justement, il ne restait plus rien à faire cette malheureuse chienne, à part abréger ses dernières souffrances. En fait, notre conseil médical nous affirme que cette chienne n'aurait jamais du mourir de ce problème. En fait, toute infection au niveau des orifices de la tête est à prendre très serieusement, et à soigner avec antibiotiques sans tarder, afin d'éviter le problème de migration, éventuellement au cerveau. Le premier vétérinaire à soigner cette chienne aurait dû consacrer plus de temps à chercher la source de l'irritation dans les gencives, et par la suite il aurait dû traiter ceci avec les antibiotiques. Bien que l'on veuille éviter ces derniers au maximum, il y a des moments où ceci n'est pas possible. Et même sans avoir trouvé la source de l'irritation, un des vétérinaires qui ont examiné cette chienne aurait dû par précaution lui donner des antibiotiques. Personne n'a pris le temps de faire son travail correctement (trop pressé afin de terminer une consultation pour reprendre une autre?) et cette négligence seule est responsable des souffrances et de la perte de cette animale.
 
 
  La prise de sang meurtrière
 
  Mme C avait quelques soucis avec son chien chéri, un petit caniche, et elle l'avait fait suivre par son vétérinaire habituel. Celui-ci était devenu presqu'un ami, après 20 ans de soins, d'abord avec une chienne décédée à un âge avancé, et maintenant avec le remplaçant. Bien sûr, Mme C avait fini par comprendre que, avec la petite femelle caniche d'avant, les trois interventions pour tumeurs de l'utérus n'ont pas vraiment été nécessaires (en fait, c'était elle-même qui a suggéré au vétérinaire après la troisième opération de carrément enlèver l'utérus, ce qui aurait pu très bien être fait la première fois, évitant les interventions suivantes... cépendant tous ces actes étaient très lucratifs pour lui...), mais Mme C faisait quand-même confiance à ce vétérinaire affable et courtois, et surtout elle en avait l'habitude. Elle avait coutume, par exemple, de tenir ces chiens pour lui lorsqu'il pratiquait une prise de sang, prélevant le sang dans le cou. Ce jour là, avec le petit mâle, on ne sait pas pourquoi, il a décidé de prendre le chien pour faire la prise dans une autre salle, et il a laissé Mme C attendre seule... Le temps passait. Une demi-heure plus tard, le vétérinaire est revenu avec son chien, qu'il tenait dans ses bras, trempé d'eau, semblant comateux. Le vétérinaire expliquait que le chien aurait fait une crise, mais n'a pas précisé de quoi ni pourquoi. Mme C est partie avec son chien dans ses bras, mais de retour chez elle elle voyait l'état de ce dernier empirer sous ses yeux. Elle est retournée chez son vétérinaire deux heures plus tard, et celui-ci annoncé que le chien devait être euthanasié. Mais pourquoi? Qu'est-ce qui lui est arrivé? Elle a demandé à son vétérinaire un compte-rendu du traitement que son chien a subi, et lorsqu'elle l'a reçu, elle a vu tout de suite que ce document ne portait pas une mention de la prise de sang. Elle est venue nous voir et (encore avec les informations fournies par notre conseil du corps médical) nous avons pu la renseigner : Une prise de sang se fait normalement dans la patte de l'animal (où, au cas où on rate la veine, il n'y a pas de conséquences néfastes). La veine dans le cou étant plus grande, elle est plus accessible, mais plus dangereuse. Au cas où on rate la veine, on risque de la perforer, causant une hémorragie intérne inopérable et, inévitablement, la mort de l'animal s'ensuit. Malgré une confrontation avec ses informations, le vétérinaire, presqu'un ami, n'a pas voulu avouer la vérité de ce qui s'est passé avec son chien hors de sa vue ce jour là. Une chose est certaine, ce vétérinaire a perdu une cliente, sinon une amie (et un pigeon à plumer).
   
 
   
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs :
REVEILLONS-NOUS ! NOUS AVONS TROP DORMIS !
" Ne croyez jamais que quelques individus bien intentionnés ne peuvent pas changer le monde

En fait, on ne l'a jamais changé autrement. "