BULLETIN N°2 -Août 2001

7 rue Lamartine
06000 NICE
Pour que ici et maintenant la cruauté envers les animaux ne soit plus tolérée
Tél et Fax. 04.93.85.59.50
Sur Internet.
www.stop-abus-animal.com
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Découvrez ce qui se trouve Souvenez-vous : La première
dans les boîtes pour animaux… victime de la Vache Folle en
France était un chat…
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" Le Côté Noir du Recyclage "
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  article paru dans le numéro de l’automne 1990, Earth Island Journal.
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  Sur le plancher d’atelier d’équarrissage est empilé " le produit cru " : des montagnes faites de millier de chiens et de chats morts ; des têtes et des sabots de bétail, des moutons, des porcs et des chevaux ; des mouffettes entières; des rats et des ratons laveurs—tous attendant d’être traités. Dans la chaleur de 90 degrés farenheit, les tas d’animaux morts semblent être vivants puisque des millions d’asticots essaiment au-dessus des carcasses. Deux hommes masqués avec des foulards commencent à actionner des Bobcat mini-dozers, chargeant le cuiseur dans un puits en acier inoxydable profond de 10 pieds. Ce sont des ouvriers non déclarés du Mexique, faisant un sale travail. Une foreuse-broyeuse géante au bas du puits commence à tourner. Les os et la chair sautant par le serrage sont des bruits d’un cauchemar que vous n’oublierez jamais.
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  L’équarrissage est le processus pour faire cuire la matière première animale pour enlever l’humidité et la graisse. L’atelier d’équarrissage fonctionne comme une cuisine géante. Le cuiseur mélange le produit cru afin de maintenir un certain pourcentage entre les carcasses des animaux de compagnie, bétail, excréments de volaille et rejets de supermarché. Une fois que la masse est coupée en petits morceaux, elle est transportée à une autre foreuse pour un râpage. Elle est alors cuite à 280 degrés farenheit pendant une heure. La cuisson par lots continue sans arrêt 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, faisant fondre la viande des os dans le " potage " chaud. Pendant ce procédé, le potage produit une graisse de suif jaune qui monte à la surface et qui est écumée. La viande cuite et l’os sont envoyés à une presse de percussion qui serre pour extraire l’humidité restante et qui pulvérise le produit dans une poudre graveleuse. Les écrans de dispositif trembleur tamisent pour séparer les poils excessifs et les morceaux d’os. Une fois que le lot est terminé, tout ce qui reste est la graisse jaune, la farine de chair et la farine d’os.
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  Comme l’" American Journal of Veterinary Research " l’explique, cette farine recyclée de viande et d’os est utilisée en tant que source de protéines et d’autres nutriments dans les régimes de la volaille et des porcs ainsi que dans les aliments pour animaux familiers, avec des quantités plus faibles utilisées dans l’alimentation du bétail et des moutons. La graisse animale est également utilisée dans l’alimentation pour animaux en tant que source d’énergie. " Chaque jour, des centaines d’ateliers d’équarrissage à travers des Etats Unis expédient par camion des millions de tonnes de ce " renforceur de nourriture " aux ranchs de volaille, aux parcs d’engraissement (feedlots) de bétail, aux laiteries et aux élevages de porc, aux fabricants d’alimentation pour les poissons et aux fabricants de nourriture pour les animaux de compagnie, où elle est mélangée à d’autres ingrédients pour nourrir les milliards d’animaux que les humains, mangeant de la viande, à leur tour, mangeront.
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  Les ateliers d’équarrissage ont différentes spécialités. La désignation sur l’étiquette d’un " passage particulier " de produit est définie par la prédominance d’un animal spécifique. Quelques noms de produit-étiqueté sont : la farine de viande, les sous-produits de viande, la farine de volaille, les sous-produits de volaille, la farine de poisson, l’huile de poisson, la graisse jaune, suif, la graisse de bœuf et la graisse de poulet. Les ateliers d’équarrissage exécutent une des fonctions ‘les plus précieuses’ sur terre : ils recyclent les animaux utilisés. Sans l’équarrissage, nos villes encourraient le risque de se remplir de carcasses malades et pourrissantes. Les virus et les bactéries mortels s’étendraient sans contrôle parmi la population. La mort est la matière première numéro un dans une industrie où la demande des ingrédients d’alimentation dépasse de loin l’approvisionnement en produit cru. Mais ce système raffiné de production de nourriture par la gestion des déchets s’est transformé en un cauchemar de recyclage. Les ateliers d’équarrissage traitent inévitablement les déchets toxiques.
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  Les animaux morts (" le cru ") sont accompagnés d’un menu entier d’ingrédients indésirables. Les pesticides entrent dans le processus de recyclage par l’intermédiaire du bétail empoisonné, et de l’huile de poissons lacée avec du DDT de contrebande et d’autres organophosphates qui se sont accumulés dans les corps des maquereaux et des thons de la Côte Ouest. Puisque des animaux sont fréquemment poussés dans le puits avec des colliers anti-puce toujours attachés, les insecticides contenant les organophosphates entrent dans le mélange aussi. L’insecticide Dursban arrive sous forme d’insecticides cutanés de bétail. Les pharmaceutiques coulent à partir des antibiotiques dans le bétail, et des drogues d’euthanasie données aux animaux de compagnie sont également incluses. Les métaux lourds s’accumulent d’une variété de sources, les plaquettes d’identification des animaux de compagnie, les broches chirurgicales et les aiguilles.

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  Même le plastique termine dans le puits. Les viandes, les poulets et les poissons invendus des supermarchés arrivent dans des plateaux de mousse de styrol recouverts de filme plastique. Personne n’a le temps pour la corvée pénible de déballer des milliers de paquets de viande périmée. Encore plus de plastique est ajouté aux puits avec l’arrivée des étiquettes d’identification de bétail, des insecticides plastiques cutanés et des sachets en plastique vert contenant des animaux de compagnie en provenance des vétérinaires. Le coût de la main-d’œuvre montant en flèche est un des facteurs économiques forçant les colporteurs industriels de chair à tricher. Il est trop coûteux pour que le personnel d’usine découpe des colliers anti-puce ou pour déballer les biftecks pourrissants. Chaque semaine des millions de paquets de viande emballés en plastique passent par le processus d’équarrissage et deviennent un des ingrédients non-désiré dans l’alimentation des animaux.
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  L’état le plus écologiquement conscient aux Etats-Unis est la Californie où les contrôles sur place et l’analyse des ingrédients des aliments pour animaux se produisent à la cadence incertaine d’une fois tous les deux mois et demi. L’agence d’état chargée de la surveillance est le Département (Ministère) de l’Agriculture, la division de la conformité d’alimentation pour animaux et de l’engrais. Son objectif principal est de déterminer la véracité de l’étiquetage : est-ce que le pourcentage de protéines, phosphore et calcium correspondent aux prétentions de l’atelier d’équarrissage, les pourcentages répondent-ils aux exigences de l’état ? Cependant, l’analyse des pesticides et d’autres toxines dans l’alimentation animale est incomplète.
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  En Californie, huit inspecteurs de terrain contrôlent l’industrie d’équarrissage qui nourrit les animaux qui sont ensuite mangés par les 30 millions de résidents de l’Etat. Cependant quand il s’agit des ateliers d’équarrissage, les agences fédérales et de l’état ont mis à jour une politique de non-intervention permettant à l’industrie de devenir en grande partie autorégulatrice. Un article dans le numéro de février 1990 de Render, la revue nationale de l’industrie, suggère que l’autorégulation de certains problèmes de contamination ne fonctionne pas.
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  Un programme de surveillance a déjà été entamé après un début précaire : le programme d’Information/Réduction des Salmonelles, élaboré sous les auspices de l’Association Nationale d’Equarrisseurs. La revue déclare que " …à moins que les équarrisseurs américains et canadiens retirent leurs têtes du sol et manifestent leur sérieux au sujet de la réduction d’incidence de la contamination de salmonelles dans leurs farines animales protéinées, ils vont être confrontés… à de nouveaux règlements gouvernementaux excessivement rigoureux ".
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  Jusqu’ici, le programme d’auto-régulation volontaire ne fonctionne pas. Selon la revue, " …seulement environ 20 pour cent de l’ensemble des compagnies produisant ou chargées de mélanger la farine animale protéinée se sont engagées dans ce programme… " Beaucoup moins encore ont effectué des contrôles concrets. Le journal américain de la recherche vétérinaire (The Americain Journal of Veterinary Research) a conduit une enquête en 1985 dans un atelier d’équarrissage typique, sur la persistance du phénobarbital de sodium dans les carcasses des animaux euthanasiés, et a trouvé que " …pratiquement aucune dégradation de la drogue ne s’est produit pendant le processus d’équarrissage conventionnel… " et que " …le potentiel de dégradation d’autres contaminants chimiques (par exemple les métaux lourds, les pesticides et les toxiques environnementaux qui peuvent causer des mortalités massives de troupeau) pendant l’équarrissage conventionnel a besoin d’être davantage évalué. "
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  Les équarrisseurs sont les associés muets dans notre chaîne alimentaire. Mais les initiés inquiets commencent à parler, et un sujet qui continue à être soulevé dans la discussion concerne les pesticides. " La possibilité d’empoisonnement pétrochimique de notre nourriture est devenue une réalité. Les organismes gouvernementaux et industriels sont en train de permettre que les toxines soient recyclées par mégarde depuis des rues et des rayons de supermarché vers la chaîne alimentaire. Etant donné que nous abordons une nouvelle décennie de problèmes de pollution de plus en plus complexes, nous devons revoir notre position par rapport à l’environnement. N’étant plus des chasseurs, nous devenons les victimes de notre chaîne alimentaire technologiquement modifiée.
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  La possibilité d’empoisonnement pétrochimique de notre nourriture est devenue une réalité.
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Maintenant, voici quelques autres points intéressants :
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  Une étude de l’USDA (ministère de l’agriculture américain), daté de 1991, déclare que " approximativement 3,6 milliard de livres de farine de viande et d’os, farine de sang et farine de plume [ont été] produit en 1983. " De cette quantité, 34 pour cent a été utilisé dans l’alimentation d’animaux de compagnie, 34 pour cent dans l’alimentation de volaille, 20 pour cent dans l’alimentation de porc et 10 pour cent dans l’alimentation du bétail et de vaches de laiterie. La revue Scientific American fait référence à une augmentation dramatique dans l’utilisation de protéine animale dans l’alimentation commerciale de vaches de laiterie depuis 1987.
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  Le bétail que tant de braves gens mangent tous les jours ne font pas que s’engraisser sur la chair de leurs camarades, mais ils se nourrissent aussi sur le fumier d’autres espèces. Régalez vos yeux sur cette information en provenance de U.S. News and World Report : "Le fumier de volaille en particulier, qui coûte de $15 jusqu’à $45 par tonne par rapport à $125 par tonne pour la luzerne , est employé de plus en plus en tant qu’alimentation par les éleveurs de bétail malgré des risques potentiels pour le consommateur… De plus en plus d’éleveurs ont recours au fumier de volaille en tant qu’alternatif aux céréales et au foin. "
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  Le même article cite l’éleveur Lamar Carter, qui nourrit ses 800 têtes de bétail avec un brouet de sorcière de son de soja et de fumier de volaille. " Mes vaches sont aussi grosses que des patapoufs. Si je n’avais pas des éjections de volaille, je serais obligé de vendre la moitié de mon troupeau. Une autre alimentation est trop chère. "
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  L’éleveur Carter ne le mentionne pas, mais les journalistes Satchell et Hedges le font : " Le fumier de volaille contient souvent des bactéries de campylobacter et de salmonelle qui peuvent provoquer la maladie chez l’homme, aussi bien que les parasites intestinaux, les résidus de drogues vétérinaires et des métaux toxiques lourds tels que l’arsénique, le plomb, le cadmium et le mercure. Ces bactéries et toxines sont transmises au bétail et peuvent être transmises à l’homme qui mange du bœuf contaminé par l’excrément lors de l’abattage. "
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  Si l’on ne les nourrit pas de sous-produits de l’équarrissage ou de fumier de volaille, selon l’article de Satchell et Hedges, " les producteurs de nourriture animale et les éleveurs ont déjà commencé à utiliser ou à expérimenter les ordures d’alimentation déshydratées, les graisses vidées des friteuses de restaurant et des siphons de graisses, la poudre sortie des fours à ciment, même du papier journal et du carton dérivés de la cellulose de plante. En plus, les chercheurs ont expérimentés avec le fumier du bétail et du porc ainsi que des vidanges des excréments humains. De nouveaux additifs à l’alimentation sont en train d’être introduits à une telle vitesse, dit Daniel McChesney, à la tête de la sécurité d’alimentation animale pour l’Administration de la Sécurité Alimentaire et Pharmaceutique (FDA), que le gouvernement est dépassé dans l’effort d’établir une réglementation les concernant.
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  Le fumier du bétail et du porc ainsi que les vidanges d’excréments humains en tant qu’aliments éventuels pour les animaux, tous mangés par les humains…
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Encore un petit clou dans le cercueil !
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Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs :
REVEILLONS-NOUS ! NOUS AVONS TROP DORMIS !
" Ne croyez jamais que quelques individus bien intentionnés ne peuvent pas changer le monde

En fait, on ne l'a jamais changé autrement. "

 
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