BULLETIN N°1 - mai 2001

7 rue Lamartine
06000 NICE
Pour que ici et maintenant la cruauté envers les animaux ne soit plus tolérée
Tél et Fax. 04.93.85.59.50
Sur Internet.
www.stop-abus-animal.com
Traduit de l’Américain :
extraits d’un article
paru dans le Washington Post
(le journal du <<Watergate>>)
le 10 avril 2001

DECOUVREZ LE VRAI PRIX
DE CE STEAK DANS VOTRE ASSIETTE…
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Ils meurent morceau par morceau
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  La Viande : Une Récolte Brutale
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  Dans les Abattoirs surchargés, le traitement humain du bétail est souvent une bataille perdue…

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PASCO, Washington – Il faut 25 minutes pour transformer un bœuf vivant en steak à l’abattoir moderne où travaille Ramon Moreno. Pendant 20 ans son poste était <<deuxième sabotier>>, un travail qui consiste à découper le jarret des carcasses lorsqu’elles passent devant lui en tourbillon à la cadence de 309 par heure.
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  L’animal doit être mort avant d’arriver à Moreno. Mais trop souvent, il ne l’est pas.

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  « Ils battent des paupières. Ils gémissent, » raconte t-il doucement. « La tête bouge, les yeux sont grand ouverts et regardent tout autour. »
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  Néanmoins, Moreno coupait. Les mauvais jours, dit-il, des dizaines d’animaux arrivaient à son poste manifestement vivants et conscients. Certains survivent jusqu’au coupeur des queues, à l’éventreur, à l’écorcheur. « Ils meurent », dit Moreno, «morceau par morceau. »
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Selon une loi fédérale vieille de 23 ans, le bétail et les cochons doivent impérativement être « assommés » d’abord -- rendus insensibles à la douleur— par un coup à la tête ou un choc électrique. Mais dans les abattoirs surchargés, la loi est parfois violée, avec des conséquences cruelles pour les animaux ainsi que pour les ouvriers. Les registres de contrôle, les entretiens, les vidéos, et les attestations sous serment faites par les ouvriers décrivent des violations répétées du Décret sur l’Abattage Humain dans des dizaines d’abattoirs allant des plus petites boucheries artisanales aux établissements modernes automatiques tels que l’implantation étendue d’IBP, où travaille Ramon Moreno.
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« Partout dans les abattoirs aux Etats-Unis, ceci se passe quotidiennement, » dit Lester Friedlander , un vétérinaire et ancien inspecteur en chef du gouvernement auprès d’un abattoir en Pennsylvanie. « Je l’ai vu arriver. Et j’en ai parlé avec d’autres vétérinaires. Ils considèrent qu’ils ont perdu la maîtrise de la situation. »
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Le Ministère de l’Agriculture américain (l’USDA) est chargé de veiller au traitement des animaux dans les abattoirs, mais l’application de la loi varie de façon dramatique. Bien que quelques abattoirs aient été forcés d‘arrêter leur production pendant quelques heures à cause des prétendues cruautés envers les animaux, de telles sanctions sont rares.
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Par exemple, le gouvernement n’a pas agit contre une compagnie texane de produits de bœuf qui a été interpellée 22 fois en 1998 pour des violations tels que le trancher des sabots des animaux vivants.
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Dans un autre cas, les surveillants fonctionnaires ont omis d’agir suite aux multiples plaintes concernant la cruauté envers les animaux dans un abattoir bovin en Floride et ont licencié un technicien de santé animale pour avoir signalé les problèmes à la Société Humaine. La lettre de licenciement envoyée au technicien, Tim Walker, indique que sa communication a « porté atteinte irrémédiablement» aux relations entre l’administration et l’abattoir.
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« Je me suis plaint auprès de tout le monde – J’ai dit <Mais voyons, ils sont en train d’écorcher des vaches vivantes là-dedans,> » a dit Walker. « Chaque fois j’ai eu la même réponse. <Nous savons que c’est vrai. Mais il n’y a rien que nous puissions faire.> »
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« La privatisation du contrôle de viande a eu pour conséquence de réduire l’application, déjà maigre, du Décret sur l’Abattage Humain » indique Gail Eisnitz de l’Association pour l’Agriculture Humaine, un groupe qui préconise un meilleur traitement des animaux de la ferme. « L’USDA ne fait pas que céder la surveillance à l’industrie, mais -– sans la connaissance ni le consentement du Congrès – il est en train de renoncer à cette fonction entièrement. »
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Certains secteurs de l’industrie admettent que l’abattage bâclé a des conséquences tangibles pour les consommateurs aussi bien que pour les bénéfices commerciaux. La peur et la douleur provoquent la production d’hormones chez les animaux et occasionnent une détérioration de la viande et coûtent à ces sociétés des dizaines de millions de dollars par an en pertes de produits, selon les estimations de l’industrie.
   
Des responsables de l’industrie prétendent reconnaître aussi un impératif éthique à traiter les animaux avec compassion. La science est en train d’estomper la distinction entre les processus mentaux des humains et des animaux inférieurs – découvrant, par exemple, que même le humble rat peut rêver. Les américains deviennent ainsi plus sensibles à la souffrance des animaux d’élevage destinés à la consommation, bien qu’ils en consomment en quantité croissante.
   
« Le traitement humain des animaux, » dit le président de l’Institut Américain de Viande, J. Patrick Boyle, « est tout simplement la bonne chose à faire. »
   
Manifestement, les abattoirs n’ont pas tous entendu le message.
   
Une analyse informatique des registres des contrôles gouvernementaux faite par le Post révèle 527 violations des règlements de traitement humain de 1996 à 1997, les dernières années pour lesquelles des registres complets ont été disponibles. Les infractions allaient des parcs à bestiaux comblés jusqu’aux incidents lors desquels des animaux vivants ont été tranchés, écorchés, ou ébouillantés.
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Grâce au Décret sur la Liberté d’Information, le Post a obtenu des documents d’application de la loi concernant 28 abattoirs qui ont eu un nombre important d’infractions ou qui ont reçu des sanctions pour violation des lois concernant le traitement humain. Le Post a aussi interviewé des dizaines d’anciens et actuels inspecteurs de viande et des ouvriers d’abattoir. Un journaliste a étudié les attestations sous serment et un enregistrement vidéo secret tourné à l’intérieur de deux abattoirs.
Il a découvert entre-autres :
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Un abattoir texan, Supreme Beef Packers à Ladonia, a commis 22 violations en 6 mois. Pendant une inspection, les représentants officiels fédéraux ont trouvé neuf bœufs vivant suspendus par une chaîne. Mais les directeurs de l’abattoir, qui ont annoncé à l’automne dernier la cessation de leurs activités, ont dénoncé les avertissements de l’USDA, affirmant que ces pratiques n’ont pas dévié de celles des autres abattoirs. « D’autres abattoirs ne sont pas soumis à un tel examen minutieux de leurs activités d’assommage, » l’abattoir s’est plaint dans une lettre datée du 1997 à l’USDA.
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Les inspecteurs gouvernementaux ont arrêté la production pendant une journée à l’abattoir bovin de la Calhoun Packing Co. à Palestine, Texas, lorsque les inspecteurs ont vu le bétail en train d’être assommé d’une manière incorrecte. « Ils étaient toujours conscients et avaient de bons réflexes, » ont écrit B.V. Swamy, un vétérinaire et un responsable supérieur de l’USDA auprès de cet abattoir. Le responsable de l’équipe « a permis que les bêtes soient suspendus quand même. » IBP, qui était propriétaire de l’abattoir à l’époque, contestait les conclusions mais « a fait des démarches pour résoudre la situation, » y compris l’installation de matériel vidéo et le renforcement de la formation de son personnel, a indiqué un porte-parole. IBP a vendu l’abattoir depuis.
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Dans l’établissement de conditionnement du Coopératif de Bétail des Fermiers à Hawaii, les inspecteurs ont recensé 14 violations de l’abattage humain en autant de mois. Les registres de 1997 à 1998 décrivent des porcs qui marchaient et qui pleuraient après avoir été assommés (par grenade) jusqu’à quatre fois. Dans un rapport à l’USDA, la société a dit qu’elle a licencié l’assommeur et a renforcé la surveillance du processus de l’abattage.
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Dans un abattoir bovin de l’Excel Corp. à Fort Morgan, Colorado, la production a été arrêtée pendant une journée en 1998 après que des ouvriers aient paraît-il découpé la patte d’une vache vivante dont les membres ont été coincés dans une machine. En imposant les sanctions, les inspecteurs fédéraux ont cité une liste de violations pendant les deux années précédentes, y compris le découpage et l’écorchage du bétail vivant. La société, en réponse à une de ces accusations, a prétendu qu’il soit normal que des animaux battent leurs paupières et qu’ils se cambrent après avoir été assommés, et que de telles « réactions musculaires » pourraient se manifester jusqu’à six heures après la mort. « Aucune de ces réactions n’indique que l’animal est encore vivant, » a écrit la société à l’USDA.
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Les porcs, contrairement au bétail, sont trempés dans des cuves d’eaux chaudes après avoir été assommés, afin d’adoucir leurs peaux avant l’écorchage. En conséquence, un abattage bâclé condamne certains porcs à être ébouillantés et noyés. Des enregistrements secrets d’un abattoir porcin dans l’Iowa font voir des porcs pleurant et battant des pattes pendant qu’on les descend dans l’eau.
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…A partir d’un rythme d’abattage moyen de 50 bœufs par heure dans les premières années du 20ème siècle, la vitesse de la production a augmenté dramatiquement dans les années 80. Aujourd’hui, on arrive à un rythme de 400 par heure dans les abattoirs les plus récents
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…Des groupes pour le commerce de cette industrie admettent que des animaux mal assommés contribuent aux blessures des ouvriers dans une industrie qui détient déjà au niveau national le taux le plus élevé de blessures et maladies liées au travail— autour de 27 pour cent par an. Dans certains abattoirs, les animaux « morts » ont occasionné tant de membres et dents cassés, que des ouvriers portent des coussinets à la poitrine et des masques de hockey.
   
« Les vaches vivantes causent beaucoup de blessures, » dit Martin Fuentes, un ouvrier de IBP dont le bras a était botté et fracassé par une vache mourante. « La chaîne n’est jamais arrêtée pour la seule raison qu’un animal est vivant. »
Une récolte « brutale »
   
Dans le complexe IBP à Pasco, la fabrication du hamburger américain commence dans une pièce bruyante, éclaboussée de sang, protégée des yeux par un mur en inox. Ici, le bétail vivant surgit d’une glissière étroite pour être expédié par un processus connu sous le nom de « tabassage » ou «assommage ». Le plupart du temps, le travail dans cette pièce est assuré par deux immigrés mexicains qui parlent peu l’anglais et qui gagnent environ 9 dollars de l’heure [N.B. un peu près le SMIC] pour tuer jusqu’à 2.050 têtes par période de travail.
   
L’outil préféré est le fusil à boulon-captif, qui décharge un boulon métallique escamotable pour pénétrer le front du bœuf. Un assommage efficace exige une décharge de précision, que l’ouvrier doit délivrer des centaines de fois par jour à des animaux épouvantés, reculant, pesant 500 kilos ou plus. Moins de 12 secondes après l’entrée dans la pièce, le bœuf est descendu et enchaîné à une chaîne roulante afin d’être saigné et démembré par d’autres ouvriers dans une chaîne de production à grande vitesse.
   
L’inconvénient, indiquent les ouvriers d’IBP, c’est que certains parmi les animaux ‘assommés’ se réveillent.
« Si vous enfoncez un couteau dans une vache, elle va faire un bruit. Elle dit, « Moo ! » déclare Moreno, l’ancien « deuxième sabotier » qui a commencé à travailler dans le parc à bestiaux l’année dernière. «Elles bougent la tête, les yeux et les pattes comme si elle voulait marcher. »
   
Après un coup à la tête, un animal inconscient peut botter ou remuer par réflexe. Mais un enregistrement vidéo, fait en cachette par des ouvriers d’IBP et visionné par des vétérinaires à la demande du Post, démontre du bétail bien vivant et conscient après l’assommage.
   
Parfois, l’animal, pendant par une patte depuis la chaîne suspendue à l’intérieur du bâtiment, s’entortille et cambre le dos semblant vouloir se remettre sur pied. Des gros plans démontrent des battements des paupières, une indication manifeste d’un cerveau conscient, selon les indications homologuées par l’Institut Américain de Viande.
   
La vidéo, dont certains extraits ont été passés par la chaîne de télévision KING à Seattle au printemps dernier, montre du bétail blessé en train d’être piétiné. Dans un incident, des ouvriers donnent des chocs électriques à un bœuf en enfonçant une matraque à piles dans la bouche.
   
Plus de 20 ouvriers ont signé des attestations sous serment attestant que les violations montrées par la cassette vidéo sont courantes et que les chefs de service le savent. Les attestations sous serment et les vidéos ont été réalisées avec l’assistance de l’Association pour l’Agriculture Humaine. Certains parmi les ouvriers avaient participé à une grève en 1999 contre les vitesses excessives des chaînes de production.
   
« J’ai vu des milliers et des milliers de vaches passer à travers le processus de la boucherie vivantes, » a écrit sous serment le vétéran de l’IBP Fuentes, qui a été blessé lorsqu’il travaillait sur le bétail vivant. Les vaches peuvent avancer sept minutes sur la chaîne et être encore vivantes. Je me suis déjà trouvé dans l’écorcherie où elles sont encore vivantes. Là, toute la peau est arrachée à partir du cou. »
   
Depuis que la vidéo a été montrée, IBP a augmenté la formation de ses ouvriers et a installé un système de vidéo surveillance dans le secteur de la chaîne de la boucherie. L’entreprise a aussi questionné des ouvriers et a offert une récompense pour les informations permettant d’identifier les personnes qui ont enregistré la vidéo. Un ouvrier a dit que l’IBP lui a mis la pression afin qu’il signe une déclaration niant qu’il a vu du bétail vivant dans la chaîne.
   
« Je savais que ce que j’ai écrit n’était pas vrai, » a dit l’ouvrier, qui n’a pas voulu être identifié par peur de perdre son emploi. « Les vaches continuent à passer vivantes tous les jours. Quand elles passent vivantes, c’est parce que l’on ne m’a pas laissé le temps de les tuer. »
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Application inconsistante de la loi
Prévenir ce type de souffrance est une haute priorité officielle du Service d’Inspection sur la Sécurité Alimentaire de l’USDA. Selon la loi, une violation concernant l’abattage humain fait partie d’une poignée d’infractions qui peuvent avoir pour conséquence un arrêt immédiat dans la production—et coûter à un préparateur de viande des centaines ou même des milliers de dollars par minute non travaillée.
   
En réalité, beaucoup d’inspecteurs décrivent l’abattage humain en tant que point que l’on ne voit pas. Les responsabilités habituelles des inspecteurs les amènent rarement aux pièces où se passent les assommages. Les inconsistances dans l’application de la loi, la formation et le tenu des registres entravent à l’aptitude du Service d’identifier les problèmes.
   
Le syndicat des inspecteurs de viande, dans sa pétition du printemps dernier au Procureur de l’Etat de Washington, prétend que des agents fédéraux sont « souvent empêchés dans l’exécution de leur mandat contre la cruauté envers les animaux. Parmi les obstacles dont les inspecteurs font face il y a « les augmentations dramatiques dans les vitesses de production, le manque de soutien de la part des chefs de services dans les établissements et dans les bureaux des directions régionales… des politiques nouvelles d’inspection qui réduisent de façon significative notre autorité en matière d’application, ainsi que peu ou pas d’accès aux secteurs des établissements où sont tués les animaux, » a indiqué la pétition du Conseil Collectif National des Syndicats d’Inspection Alimentaire.
   
« Il termine toujours par une dispute : Au lieu d’assommer à nouveau l’animal, vous passez 20 minutes à discuter, » a dit l’inspecteur de viande, Gary Dahl, au Colorado, faisant part de ses opinions privés. « Oui, l’animal sera mort dans quelques minutes de toute façon. Mais pourquoi ne pas lui permettre de mourir avec dignité ? »
© 2001 The Washington Post Company
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Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs :
REVEILLONS-NOUS ! NOUS AVONS TROP DORMIS !
" Ne croyez jamais que quelques individus bien intentionnés ne peuvent pas changer le monde

"En fait, on ne l'a jamais changé autrement. "